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Vers un retour des coups d’état au Congo et en Afrique francophone?

 Vers un retour des coups d’état au Congo et en Afrique francophone?

Les derniers événements au Mali et au Tchad interpellent la classe politique sur l’échec d’un système de gouvernance à cause de la mauvaise volonté des gouvernants. Dans sa partie centrale, l’Afrique voit comment se concentre des dictateurs monarques qui balaient tous ceux qui leur font ombrage. Le pouvoir est devenu familial et toute succession se négocie au sein de la famille. Seuls les coups d’État pourraient finir avec ce comportement.

Du Tchad au Congo en passant par le Cameroun, la Guinée Équatoriale et le Congo, des monarchies se sont constituées au détriment des populations qui aspirent à plus des libertés. L’Afrique Centrale est le maillon faible du vent de la démocratie qui a soufflé dans les années 1990. Très vite, des dictateurs se sont métamorphosés pour sortir des visages jusque là encore méconnus.

Ces dictateurs monarques ont su comment entraîner la classe politique française dans leur danse en jouant sur le chantage économique via les hommes affaires véreux de l’hexagone. La France qui doit sa puissance économique que grâce en grande partie de l’Afrique, a sacrifié les populations de ces pays.

Ce qui vient se produire au Tchad est un parfait exemple de cette nouvelle Francafrique avec une nouvelle classe politique en France. Malgré tous les bruits que font les hommes politiques français, ils finissent par se plier aux caprices des dictateurs africains.

Les militaires Maliens, soucieux du devenir de leur Nation en faillite l’ont vite compris et ont agi pour remettre le train sur les rails. Ibrahim Boubacar Keita, un pro français a été déposé avec son régime des jouisseurs et laxistes. Son parrain français s’est empressé de condamner cet acte des militaires en entraînant dans la forfaiture l’Ivoirien Alassane Ouatarra. Les militaires maliens n’ont pas fléchi et n’ont pas hésité à déposer le président Ndaw, un autre complice de la France.

C’est cette solution qui réglera le sort des dictateurs d’Afrique centrale qui prévoient tous de céder le pouvoir à leurs fils dans une sorte de création des monarchies officieuses. Au Tchad, cette réalité est déjà vivante, au Cameroun Frank Biya est déjà dans la course. Au Gabon, malgré son état de santé, le clan Ali Bongo n’a pas cédé le pouvoir et l’un de ses fils est entrain d’être préparé pour la relève tandis qu’en Guinée Équatoriale, c’est déjà acquis pour le fils du dictateur Obiang Nguema qui a été élevé au rang du Vice-président de la république.

L’énigme au Congo est le sort de Kiki Sassou dont la mère est de la RDC se discute encore au sein du clan. Il a été nommé ministre de la Coopération et s’est accaparé des prérogatives du ministre des affaires étrangères. Le retour des coups d’État mettra fin à cette flambée des monarchies couvertes en Afrique Centrale.

La rédaction

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