Violences scolaires : des mesures de sécurité renforcées aux lycées Poaty-Bernard et Victor-Augagneur

 Violences scolaires : des mesures de sécurité renforcées aux lycées Poaty-Bernard et Victor-Augagneur

L’annonce a été faite le 12 mars  par Jean Luc Mouthou et Ghislain Thierry  Manguessa Ebome, respectivement ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation et ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l’Emploi, à l’occasion d’une réunion de sensibilisation avec les responsables du système éducatif, des   écoliers  et   d’autres autorités civiles et militaires   de Pointe-Noire, dans le cadre de la lutte contre les violences scolaires dans ces deux établissements.

S’adressant aux élèves, le ministre Ghislain Thierry Manguessa Ebome  a signifié que les faits qui sont souvent responsables des violences dans les lycées Poaty-Bernard et Victor-Augagneur sont dans la plupart des cas d’origine non scolaire et non pédagogique mais plutôt  d’origine éducative parentale et autres. Des faits qui trouvent souvent leur terrain de règlement à l’école. «Les bandes organisées en milieu scolaire ne sont pas des choses à tolérer, les mesures les plus drastiques seront prises afin d’éradiquer définitivement le phénomène dans ces établissements. Le Lycée technique Poaty-Bernard et le lycée général  Victor- Augagneur sont les deux établissements scolaires qui reflètent, à mon avis, le système éducatif congolais, au moins pour les secteurs secondaires. Ces deux  établissements sont  voisins et  leurs différents ministères sont également voisins à Brazzaville. Vous êtes sans ignorer que le Congo compte sur vous. Vous portez les uniformes scolaires qui vous différencient d’autres enfants.  A ce titre, vous êtes les enfants porteurs d’espoir de la République et vous ne devez donc pas la porter dans une forme d’inquiétude négative », a déclaré le ministre en charge de l’Enseignement technique et professionnel.

Pour sa part, le ministre Jean Luc Mouthou a rappelé que conformément aux orientations du gouvernement et du président de la République, l’école doit être synonyme d’espoir, un havre de paix pour tout le monde, un lieu  qui conduit au développement, à la réussite et au succès. Ainsi, on ne peut pas se permettre d’agresser l’école. «Vivons conformément à la devise de notre pays, à savoir Unité, Travail, Progrès. On ne va pas à l’école par défit ou par défaut en vue de perturber. Les jeunes aujourd’hui pourraient manquer de repères. pour arrêter net les violences dans ces deux lycées, nous avons préconisé mettre en place quelques dispositions comme les caméras de surveillance en vue d’identifier rapidement les élèves fauteurs de troubles; la construction dans l’immédiat d’un poste de police avancé parmi les deux lycées en vue de renforcer la sécurité et la paix; l’ exclusion définitive du système éducatif congolais des élèves qui se feront appréhender;  la mise en place d’une cellule conjointe d’entente et de paix entre ces deux lycées », a-t-il indiqué.

Le ministre Jean Luc Mouthou en a profité pour échanger avec  la communauté éducative du département de Pointe-Noire. Quelques questions ont été abordées, notamment l’abus d’autorité observé chez certains proviseurs des lycées, le recrutement des enseignants prestataires, la situation des  enseignants prestataires âgés de plus de 45 ans, les travaux de construction du lycée du quartier Siafoumou, la réhabilitation du collège Antoine-Banthoud, la construction prochaine d’autres lycées dans d’autres quartiers de la ville.

« Après Brazzaville, Pointe-Noire est la place forte de notre système éducatif et quand les signaux qui nous viennent de cette ville ne sont pas bons, il y a presque péril dans la demeure. Je m’inscris dans la fermeté qui voudrait quand même mieux sauvegarder les relations professionnelles et humaines que nous avions construites laborieusement pour que nous continuions de travailler en intelligence au profit du système éducatif national. Bénévole, finaliste, prestataire, ce n’est pas une fin en soi, il faut garder espoir et le bon, le Congo est un Etat responsable. La volonté qui est la nôtre est de faire en sorte que ceux qui ont été formés soient recrutés et ceux qui ont été recrutés soient affectés et  ceux qui ont été affectés travaillent et éduquent nos enfants dans les salles de classe. Nous ferons toujours des pieds et des mains en vue d’aider chacun d’entre vous », a-t-il laissé entendre.

Notons que cette rencontre faisait suite à un incident qui a opposé  récemment  les élèves du lycée  Victor-Augagneur à ceux du lycée  Poaty-Bernard. Cet incident  avait occasionné  l’interpellation d’un enseignant par les services de police.          

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