Vol à l’université DSN : la société de gardiennage fantôme qui touche 40 millions le mois appartient à Wamba Sassou

 Vol à l’université DSN : la société de gardiennage fantôme qui touche 40 millions le mois appartient à Wamba Sassou

Lors d’une visite dans les installations de l’université Denis Sassou Nguesso de Kintélé, la ministre de l’enseignement a remarqué le vol perpétré malgré la présence d’un service de gardiennage dont les services sont rémunérés à 40 millions par mois. Et l’ironie du sort est que cette société qui a la charge de surveiller cette université appartient au fils du chef de l’État Arnaud Wamba Sassou Nguesso. Un conflit d’intérêt flagrant. Les agents de cette société sont les premiers suspects de ces vols à répétition.

Tout tourne autour du clan d’Oyo au Congo quand bien-même l’incompétence est visible. Aucune société appartenant aux enfants de Denis Sassou Nguesso ne peut se prévaloir d’un bilan positif, d’une bonne gestion et moins encore d’une qualité service impeccable. La faillite est leur destination naturelle.

Le campus de l’Université Denis Sassou Nguesso de Kintélé, fraîchement inauguré, a été victime d’actes de vandalisme divers, ce, en dépit de la présence d’une société de gardiennage contractée pour assurer la sécurisation de l’établissement.

Quand tout était prévu pour que l’université inachevée Denis Sassou Nguesso de Kintélé ouvre ses portes, Arnaud Wamba Sassou Nguesso par le bais de son épouse a crée à la va-vite une société de gardiennage dans le seul but de gagner le contrat avec la dite université. Aucun appel d’offre n’a été lancé et le marché a été attribué sous les ordres venus d’en haut à Wamba Sassou.

La nouvelle direction de cette université bien que retissente face à cet octroi ne pouvait s’y opposer au risque de se créer des ennuis et a fermé les yeux. Tous savaient que rien de bon ne pouvait venir d’une société d’un enfant de Sassou. Le manque de serieux chez ses gens habitués au vol et détournements des biens publics est connu.

Aujourd’hui, l’université Denis Sassou Nguesso est vandalisée malgré la présence des gardiens. Mais d’autres langues parlent d’une société fantôme qui perçoit 40 millions mensuel, mais qui ne déploie aucun agent sur le site. Une arnaque au vu et su de tous !

C’est le constat fait ce samedi 31 juillet, par la ministre de l’Enseignement Supérieur Edith Delphine Emmanuel née Adouki. La ministre a fait une descente sur le site en compagnie des éléments des forces de l’ordre, amenées par le Colonel Pascal Ibengue, commandant du premier groupement de la gendarmerie mobile.

Sur place le constat est amer, des panneaux solaires servant à alimenter le système d’éclairage extérieur du site ont été arrachés des lampadaires, plusieurs climatiseurs splits ont été volés, du câblage électrique retiré, des meubles, de la literie saccagée,… Bref, c’est une partie du campus qui n’a même pas encore été mis en service qui a été vandalisée.

Une situation inadmissible selon la ministre qui dit pourtant recevoir une colossale facture de 40 millions de francs CFA par mois, de la part de la société de gardiennage chargée de sécuriser le site. “Au moment où je vous parle j’ai une facture de 120 millions de francs CFA qui m’a été soumise par le gérant de cette société. Je ne comprends pas, 40 millions pour organiser un vol systématique ou quoi ?!” s’est-elle indignée.

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